Potagers urbains : quand agriculture rime avec toiture

toit_parisvegetalEn 1930 sortait le film « Sous les toits de Paris » réalisé par René Clair. Aujourd’hui, le film « Sur les toits de Paris » pourrait être un film contemporain.
5ème façade d’un bâtiment, les toits sont souvent inutilisés et laissés à l’état d’abandon où trônent bouches d’aération et traînent çà et là quelques tuiles oxydées. Mise à part nos amis Superman et Batman qui déambulent sur les couvertures en zinc, sautant d’immeuble en immeuble, les toits, peu esthétiques et mal entretenus, ne sont que peu exploités malgré un grand potentiel.
Répondant aux problématiques du changement climatique, accompagnés d’une recherche de biodiversité, d’un brin de nature et d’une activité permettant en plus un lien social trop souvent oublié, les toits prennent enfin le dessus.
Présentation1.tif
D’abord par l’implantation de capteurs solaires et de panneaux photovoltaïques, puis, désormais via l’implantation d’une agriculture dite urbaine, ces « roof garden » forment une pratique émergente d’intégration de la nature en ville.
Aujourd’hui, le foncier parisien coûte cher et il manque. La pression de l’urbanisation est-elle que des solutions sont trouvées pour aménager de nouveaux espaces potentiellement cultivables en marge des zones agricoles en périphérie urbaine de nos villes à condition de les aménager en conséquence.
Banco ! L’APUR (L’Atelier Parisien d’Urbanisme de Paris) a démontré le fort potentiel de végétalisation des toits parisiens. Cette étude s’inscrit dans une démarche globale d’amélioration de la qualité environnementale de la capitale qui dénombre 460 hectares disponibles, afin de lui fournir la technicité nécessaire au développement d’une végétation naissante.
Ainsi, c’est la tête dans les nuages que des expériences de potagers sur toits sont testées à l’image de celui de l’Ecole AgroParis Tech qui dispose de 600 m² de superficie pour tester leur expérience, notamment  leur nouveau substrat à base de marc de café.
Non seulement les toitures végétales amènent du vert dans l’urbanisme parisien (un peu trop gris), mais ces lieux perchés produisent de la nourriture, d’autant plus saine que sur les toits la pollution ne l’atteint que très rarement. De plus, en circuit-court, cette nouvelle agriculture sollicite moins de transports donc moins d’émissions de CO2.
La ville est surtout avantageuse pour ce qui est des légumes et des végétaux les plus fragiles. Leurs qualités nutritives dues à la suppression du temps de transport n’en n’est que bien meilleures. Toutefois, certains légumes, dits lourds, comme les carottes et pommes de terre se conservent bien et n’ont donc pas forcément intérêt à être cultivés aux derniers étages de nos immeubles.
Comment ça pousse ? Comme ça :

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L’Association Worganic y consacre tout son temps.
Rajoutez-y vers, insectes et champignons pour contribuer à entretenir et nourrir les sols pour créer un écosystème plus efficace.
Si l’envie vous prend de planter tomates et romarin sur votre toit, faites appel à Topager qui, outre ses conseils dans l’installation technique, vous guidera dans la palette végétale la plus adéquate à votre microcosme aérien. 
« ♪♫ Y a d’la joie bonjour bonjour les hirondelles, y’a d’la joie dans le ciel par-dessus le toit ♪♫ » Charles Trenet
Photo : Thomas Dupaigne pour photosdejardins.com
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